Je vous propose un exercice simple : Prenez le journal du matin et allez jeter un oeil dans la section des annonces classées. Vous y trouverez les rubriques «Massages autres» et «Escortes» avce des dizaines de numéros de téléphones, des liens vers des sites internet et parfois même carrmément une adresse.
En somme c'est bien facile de trouver pour un client potentiel à la recherche de services sexuels, il a même l'avantage dans certains cas de pouvoir observer la «marchandise» disponible via le site internet de l'agence et ce sans même se déplacer. Ainsi, en plus de voir les filles, il peut connaitre l'adresse du bordel, les tarifs et même l'appréciation des clients antérieurs sur certains forum!
Outre le côté moral douteux de l'activité qui porte sérieusement à réflexion une interrogation me vient à l'esprit. Pourquoi la police ( donc par extension le monde politique) joue un double jeu face à la prostitution ? D'un côté on nous casse les oreilles à tout bout de champs en nous disant que la police intervient pour démancler des réseaux et sortir des filles de la rue en plus de financer des organismes venant en aide au ex-prostituées et de l'autre il est évident qu'il y a une tolérence énorme pour le phénomène si un simple citoyen est capable de trouver adresse, tarifs et photos en quelques clics de souris via une référence dans un grand quotidien.
Ne serais t'il pas plus logique de carrément légaliser la chose si on la tolère de toute façon ? Pourquoi ne pas aller récupérer des impôts via l'exploitation de ces salons de massages ? Certes c'est moralement douteux, mais si on n'ose pas intervenir de toute façon n'est ce pas un moindre mal ?
Ou l'autre option, si la moralité l'emporte, n'est elle pas simplement appliquer la loi à la lettre et créer une extension interdisant le racolage virtuel et via les journaux ? Pourquoi ne pas être aussi sévère envers l'industrie de la prostitution qu'avec, par exemple, l'industrie du tabac ? Les lois sont pourtant fortement similaire.
C'est un débat complexe que je ne fais que toucher en surface ici, mais une chose est clair par contre, il y a une hypocrisie énorme face à la chose dans les milieux politiques et j'ose l'avancer, socialement.