C'est un secret pour personne que ce blogue est édité par deux membres en règle et militants actifs de l'ADQ. C'est donc en tant que jeune adéquiste, dans le sens où j'aurais l'âge requis pour être membre de la commission jeunesse du PLQ , que je vais répondre aux inepties véhiculées par ces derniers lors du congrès qui se tient en ce moment même à La Pocatière.
Le ministre Benoit Pelletier a reproché à l'ADQ d'avoir volé l'idée de l'autonomisme au PLQ et d'en avoir fait son crédo constitutionel. Hors "l'autonomisme" comme tel est né bien avant que le terme ne soit à la mode, soit avec le rapport Allaire en 1992 qui proposait de rapatrier 22 champs de compétances vers le Québec. On le sait ce rapport a causé la scision du PLQ, c'est à cause de lui que l'ADQ est venu au monde. Parce que des hommes et des femmes ont cru, et croit encore, que la position à genoux du PLQ face au fédéral ne vaux pas mieux que l'affrontement sur tout et le "rien n'est bon si ça vient d'Ottawa "des péquistes.
Hors, les dernières élections l'on montré, la position médiane de l'autonomisme gagne du terrain. Au PLQ on a donc l'idée géniale d'en revendiquer la paternité pour essayer de se faire un capital politique et ce quinze après avoir envoyé le bébé avec l'eau du bain dans l'égout et le dégoût le plus profond. C'est au point que certains libéraux, tel leur propre commissaire politique, Christian Ouellet, se disent ouvertement en accord avec la majorité du rapport Allaire et ce supposément depuis son dépôt.
Alors pourquoi ne pas être allé avec l'ADQ ? Parce qu'à l'époque il voyait simplement l'autonomisme et l'ADQ comme un cul de sac alors que le PLQ affichait l'image d'un parti de chef de file et jouissait du pouvoir en prime. Cependant aucun militant libéral ne vous admettra cette vérité. Pour la simple et bonne raison que ce serait admettre qu'il revendique la paternité de l'autonomisme par opportunisme politique.
On va plutôt nous sortir la connerie suivante : " J'ai pas suivi Mario Dumont à cause de Mario Dumont et son attitude dictatoriale. Sous sa présidence c'était le règne du crois ou meurs. Il ne tolérait pas qu'on sorte de la ligne (fixée) par la Commission Jeunesse ( du PLQ). " ces propos sont ceux de Christian Ouellet et non ceux, comme on aurait tendence à le croire, d'un sombre militant communiste de Québec solidaire. C'est tout dire comment on tient à cette notion de paternité, on est près au PLQ à user des même stratégies que les groupuscules d'extrêmes gauche afin de démoniser l'adversaire en cachant son propre opportunisme et sa faiblesse.
Au delà du traditionel épouvantail du "gros faciste méchant pas beau" que notre gaugauche sort à tout vent pour essayer de faire peur au monde notons une certaine jalousie et une rancoeur profonde au PLQ de ne pas avoir su profiter des idées de son aile jeunesse et d'avoir plutôt choisi de lui montrer la porte en 1992. C'est ironique qu'on critique avec l'aide d'un épouvantail "les couilles" qu'a Mario Dumont pour rattraper le manque "de couilles" qu'à eu Bourassa.