Quand le ridicule du système dépasse les bornes.
Personne ne va contester qu'au Québec la francisation des nouveaux immigrants doit être la priorité numéro un d'un gouvernement en matière de service aux nouveaux arrivants. La langue est l'outil de base de l'intégration, peu importe le pays dans lequel l'on immigre. Hors comme tout le monde le sait les ressources se font rares et le financement difficile, c'est pour cette raison que depuis le mois de juin dernier la critique en matière d'immigration de l'opposition officielle, madame Catherine Morissette, demande un compte rendu des dépenses.
C'est ainsi qu'hier on a appris que sur une enveloppe totale de 189,6 millions de dollars une partie du programme destiné à la francisation sert plutôt à offrir aux jeunes immigrés des cours sur leur langue et leur culture d'origine. Ce «léger» contresens gobe un total de 1,6 millions de dollars dans le budget alloué à la francisation.
On peut dire qu'en agissant de la sorte madame la ministre ne semble pas comprendre l'idée générale d'intégration et encourage plutôt le communautarisme à coup de subventions.
