Il y a quelques jours le monde entier a appris la mort par pendaison de Saddam Hussein. Certains se sont réjouis, certains indignés, d’autres le pleurent. Je voudrais dans cet article apporter un point peu tratié dans les médias depuis l’exécution de Saddam, celui de la grande hypocrisie de la chose et du manque flagrant de justice.
Tout d’abord remontons en 1973 lors de la crise du pétrole, Saddam qui est déjà un haut dirigent du parti Baath profite de la flambée des prix pour accélérer ses réformes dans le pays, aide sociale, combattre l’analphabétisme, éducation gratuite, soins de santé adéquat et gratuit ( ce qui vaux un prix de l’UNESCO à Saddam) et réforme agraire sous fonds de subvention aux agriculteurs. En somme Saddam est un modernisateur social qui suivra les traces de Nasser à la grande déception des conservateurs islamistes. En juillet 1979 quand Saddam prend le pouvoir il poursuit dans ses réformes, puis viens la Révolution islamique en Iran. Saddam voit bien le danger de contagion en Irak dans la population chiite et décide d’intervenir militairement pour renverser les conservateurs islamistes iraniens.
En Occident on voit d’un très mauvais œil la révolution islamiste iranienne, ainsi de 1980 à 1988, tout au long de la guerre contre l’Iran, la France, les Etats-Unis et le Royaume-Unis aident tour à tour le régime de Saddam en fournissant armes, munitions, avions ( qui servirons plus tard à gazer des kurdes, chose que l’on reprochera, avec raisons, à Saddam bien après mais qui a été commise avec des avions Mirages francais). Tout ceci est fait en maintenant un commerce constant du pétrole, source princiaple de revenus du régime.
Puis viens l’erreur de Saddam : il attaque le Koweit. On nous a toujours présenté cette invasion comme une affaire économique visant à prendre contrôle des puits de pétroles, c’est certes vrai, même que cela ne fait aucun doute mais il est réducteur de croire que c’est là la seule motivation. Il faut garder en tête que le parti Baath veux l’unification des pays arabes de la région issus de l’ancien protectorat britannique au moyen orient, Syrie, Palestine et…Koweit. Il existe dans tout ces pays des souches au pouvoir ou non du parti Baath.
Saddam attaque le Koweit, avec pour résultat une indigantion générale a l’ONU et une demande d’aide du Koweit au président Bush père. L’administration américaine qui entretiens des liens étroit depuis la crise du pétrole de 1973 avec le régime a peur du monopole irakien des réserves qui serait catastrophique en plus de celui de l’Arabie saoudite , elle voit en même temps ces propres réserves diminuer et vois une chance de développer un partenariat avec le Koweit. Ce sera le prix a payer par le Koweit pour préserver son indépendance nationale, des contrats très favorables qui enverront l’or noir aux USA. Tout le monde y gagne, le Koweit reste souverain, ce qui réjouis bien ententu les pays arabes qui condamme l’intervention de Saddam dans un pays frère, les USA qui débloque un marché fort lucratif et nécessaire pour les besoins énergétiques de la nation et…l’Iran qui voit son vieux rival subir une humiliante défaite.
Si Bush père a ordonner l’arrêt des troupes de la coalition avant l’entrée dans Baghdad c’est non pas par incompétence comme il a beaucoup été dit mais bien parce qu’il était un fin stratège. En intervenant au Koweit tout en laissant Saddam en place il obtenait le pétrole, des appuis importants dans le monde arabes, surtout de la part de l’Arabie saoudite un autre exportateur de pétrole important et il gardait Saddam comme rempart , en première ligne, contre l’Iran islamique qui aurait sans aucun doute été tenté de déstabiliser la région. D’un point de vue stratégique on ne peux rien reprocher aux américains, ils ont adopter la meilleure solution.
Par contre c’est ici que l’hypocrisie commence, aucun gouvernement ne va dire ouvertement qu’il manipule un pays étranger. Aussi on lorgne le pétrole irakien, on se dit qu’on aurait dû en finir avec Saddam quitte à déstabiliser la région. Les populations en Occident sont déçus de voir le dictateur être resté en place. Alors on commence tranquillement à sortir les mauvais côté de Saddam, la dictature, l’invasion, les massacres, on va même jusqu’à laisser planer la rumeure d’armes de destructions massives ( que personne n’a trouvée à ce jour d’ailleurs…). On prépare l’opinion mondiale à une intervention, Saddam n’a surement jamais été un tendre, ni un ange, mais il a grandement été diabolisé pour justifier l’intervention en Irak du fils Bush.
Puis vint l’invasion et la prise de l’Irak fort rapide face à une armée, un pays, à terre suite à des années de guerre, de sanctions économiques, de blocus et de privations. En ne pensant qu’au pétrole, sous fond de bonne foi et de droits humains, on a commis une erreure magistrale, soit la déstabilisation d’une région en entier et l’ouverture par la grande porte au radicalisme islamique que Saddam a tenu à l’écart de l’Irak et combattu en Iran pendant près de 30 ans.
Loin d’être un ennemi Saddam Hussein était, et aurais dû être considéré comme tel, un allier de premier plan contre la mouvance islamique. Que les âmes sensibles s’abstienne de leçon sur les droits de l’homme, cela n’aurait certainement pas été la première fois que l’Occident aurait appuyer un dictateur contre un ennemi idéologique. Et ce n’est pas non plus l’invasion américaine qui a amener les droits du peuple irakien de l’avant… Le problème est qu’à cause de la guerre du Koweit et de ces amitiées passées avec les soviétiques Saddam était un allier encombrant en plus d’être assis sur une mine d’or noir…le choix a donc été de sacrifier la sécurité de la région et de l’occident pour des raisons mercentiles et pour se donner bonne conscience en éliminant un dictateur.
Pour finir sur ce sujet nous arrivons au procès de Saddam, nous avons eu droit à une grande mascarade se voulant LA justice. Il était clair et net que Saddam était considéré coupable avant même d’être jugé, le procès a été bourrer d’irrégularité et pour éviter un « suicide douteux » à la Milosevic l’accusé a été pendu à la hâte par un gouvernement fantoche à la solde de Washington après u verdict de culpabilité juridiquement douteux et avant la tenu de la deuxième partie du procès.
On a pendu Saddam, sans mentionner que ses bourreaux l’avait armée et soutenu, dans la plus garnde hypocrisie et sans la moindre justice.