La peur bleue
La plupart des spécialistes des eaux et des biologistes s’entendent pour dire que dans environ deux tiers des cas, il n’y as pas aucun danger pour personne. Ce sont simplement de petites quantités très éphémères de cyanobactéries qui ne contiennent pas de toxines nocives pour la santé qui paraissent dans l’eau. Et saviez-vous que les algues bleues ne datent pas d’hier, et qu’elles sont présentes dans tous les lacs du Québec depuis des milliards d’années?
Alors, pourquoi ne pas déboulonner ces mythes et exposer les faits? Probablement parce que la peur est la meilleure recette pour vendre le produit d’information, et fort possiblement parce que comme il n’y a pas d’autre nouvelle, il faut bien en créer une, et ainsi prendre un phénomène inquiétant et en faire un phénomène alarmant, voir catastrophique.
Cela dit, les algues bleues constituent un problème très sérieux et à ne pas prendre à la légère. Les municipalité, les résidents autour des lacs et rivières et les agriculteurs doivent se conscientiser et faire très attention. Mais ce n’est pas en créant la peur qu’on règle le problème, et ce n’est certainement pas l’attitude des ministères de l’Environnement et de la Santé, qui émettent un avis de danger pour la santé publique avant même d’avoir fait une première inspection sommaire, qui temporisera la panique qui s’est installée.

Reste que le problème est là et malgré les bonnes intentions et les beaux discours des politiciens de toutes allégences politiques il ne sera pas réglé avant plusieurs mois, voir années.
C'est dommage mais ça prend un minimum de temps replanter des arbres et limiter l'activité humaine nocive autour des lacs. Alors n'aller pas penser que parce que le ministre décide d'agir qu'il va éliminer le problème d'ici la fin de la belle saison! (Comment this)