Le manque de main d'oeuvre des restaurateurs.
On apprend ce matin dans un article de Gilbert Leduc, dans Le Soleil (p.46), que les restaurateurs de la grande région de Québec manquent de main d'oeuvre pour combler des postes de serveurs, cuisiniers, hôtesses, débarasseurs, pâtissiers, etc. Rien de surprenant jusqu'à présent me direz-vous.
Ce qui choque c'est l'attitude de certains propriétaires de restaurants tel Josée Hallée. Madame se plaint en effet des "enfants roi" et ose affirmer que" Bosser le week-end ça n'intéresse plus jeunes. Leur priorité c'est leur réseau d'amis", "Ce n'est plus nous qui les choisisons c'est eux qui nous choisissent." Elle blâme le bas taux de chômage et le déclin démographique pour expliquer le manque de main d'oeuvre dans son secteur. C'est surement une partie du problème en effet... Mais...
Mais qui veut aller travailler le jour, le soir, les fin de semaine, quand pas carrément de nuit, au salaire minimum, avec des horaires et un nombres d'heures souvent variables, dans une job difficile physiquement, dans une job qui n'offre aucun avantage social et qui en plus n'est pas valorisante pour cinq cennes ? Là est le véritable problème : les conditions offertes. Ne blâmez pas les jeunes d'aller voir ailleurs madame, aux conditions de travail merdique que votre industrie offre toute personne avec un grain minimal de cervelle va aller voir ailleurs. Essayez donc, madame, d'offrir un minimum de conditions juste pour voir...

La réponse devrait ètre n'importe qui qui n'a pas de job et pas de qualification particulières. Même ce genre de job devrait être considérée plus valorisante que le BS. (Comment this)