04/30/07

Kyoto et rien d'autre.

Demandez à la première personne que vous rencontrerez sur la rue ce que représente à ses yeux « Kyoto » et elle vous répondra assurément qu’il s’agit d’un protocole signé entre divers pays visant la protection de l’environnement, et non d’une ville japonaise. Cela nous en dit long sur notre perception quant à la protection de l’environnement : elle ne résume plus qu’à un mot qui représente encore malheureusement une idée abstraite qui a très bonne presse.

Pourtant, la protection de l’environnement dépasse largement le protocole de Kyoto, qui ne couvre qu’un segment de l’ensemble des problèmes environnementaux, à savoir la pollution atmosphérique qui engendre le réchauffement de la planète. Et même encore, la lutte à la pollution atmosphérique ne se limite pas au protocole de Kyoto, aussi invraisemblable cela puisse-t-il paraître. Mais il n’y a d’yeux et d’oreilles que pour ce symbole puissant et vide qui monopolise toute l’attention.

Je dis symbole vide non pas parce que ce qu’il contient ne vaut rien, mais parce que personne ne sait ce qu’il en est, y compris une bonne partie de ceux qui le défendent. Mais pourtant, tous croient qu’il faut impérativement le respecter, et nous condamnons si facilement ceux qui osent le remettre en question. Mais se pourrait-il qu’un gouvernement puisse faire différemment et contribuer quand même à la protection de l’environnement sans s’en remettre inconditionnellement à Kyoto?

Je n’ai pas d’exemple à avancer ici, et mon but n’est pas de défendre la stratégie environnementale du gouvernement canadien, qui n’est pas du tout à la hauteur. Mais Kyoto est devenue une telle référence qu’il constitue maintenant un danger don nous devons nous méfier. Ce danger est de concentrer tous nos efforts vers celui-ci et d’en oublier tout le reste, de penser qu’en atteignant les objectifs du sacro-saint protocole, le travail est terminé. Ce ne serait pas alors rendre un grand service à notre planète, d’autant plus qu’aucun pays ne semble en voie d’atteindre ces objectifs.

À noter que ce texte est de Martin, cependant il éprouve des difficultés informatiques en ce moment alors c'est moi qui le met en ligne. 

Posted by Emmanuel at 04:34:12 | Permanent Link | Comments (0) |
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