Nouvelles rumeurs de putsch
Avec des résultats décevants au scrutin de lundi dernier, il était inévitable que des rumeurs affectant la crédibilité de deux des trois chefs reviennent hanter ceux-ci. C’est au Parti Québécois qu’elles se font entendre le plus fortement, ce qui n’est rien de bien nouveau : plusieurs analystes de renom ont déjà baptisé le PQ comme « le parti qui mange ses chefs ».
Mais on pourrait dire que André Boisclair est contesté pratiquement depuis qu’il a été élu à la tête des troupes péquistes, et cela va en s’aggravant. Après Yves Michaud et Marc Laviolette, voilà que Pierre Dubuc, le secrétaire du très à gauche club politique SPQ-libre, évoque sans aucune retenue la possible démission du jeune chef. L’aile gauche du parti, que Boisclair a mis à l’avant-plan lors de la dernière semaine de la campagne électorale, est celle qui veut le voir disparaître. Ironique, n’est-ce pas?
Ironique, mais pas surprenant. Lundi soir, Boisclair a avancé l’idée de mettre de l’ordre dans le programme du PQ, de rafraîchir la vieille version qui ne semble manifestement plus plaire autant à l’électorat. Voilà que l’aile gauche s’agite encore à la perspective que certaines doctrines sacrées soient rejetées, que certaines valeurs soient remises en question. Un jour, le pauvre André est comme un frère, et le lendemain, il est un traître! Pas facile la vie de chef du Parti Québécois!
