La réforme scolaire a de la misère...
Un sondage SOM réalisé pour la Fédération autonome de l'enseignement, démontre que les Québécois ne veulent pas de la réforme scolaire mise de l'avant par le PQ et les libéraux.
Faits saillants du sondage :
- 56% des Québécois sont plutôt ou totalement en désaccord avec la réforme scolaire que le gouvernement est en train d'implanter.
- 62 % sont contre l'utilisation de lettres plutôt que de pourcentages pour noter les élèves dans le bulletin scolaire.
- 81 % se disent très peu ou très mal informés en ce qui concerne les compétences transversales. (Allez savoir c'est quoi ce truc ! )
- 81 % est en faveur du redoublement d'une année lorsqu'un élève a un rendement qui est au dessous d'un certain seuil.
- 89 % des Québécois sont d'accord pour qu'on crée des classes spéciales avec un nombre d'élèves réduits pour ceux qui vivent des difficultés sévères d'apprentissage ou de comportement.
Source : Radio-Canada.
En somme la réforme ne passe pas du tout dans la population et le pouvoir politique tente tout de même de l'enfoncer à la gorge des citoyens.

Le syndicat d'enseignement qui a commandé ce sondage utilise de drôles de pratiques pour prouver son point. La réforme est loin de faire l'unanimité, mais ne se résume pas aux bulletins, au redoublement et à l'intégration en classe régulière des enfants en difficultés. On peut très bien vouloir du redoublement quand la situation l'exige, vouloir des bulletins chiffré et souhaiter des classes particulières et être pro-réforme... (Comment this)
D'une part c'est clair qu'il s'agit d'une photographie à un moment précis et dans ce cas je pense que sans aucun doute nous pouvons dire que les gens sont mécontents de la réforme.
Par contre il est également facile de détourner des chiffres pour faire de la sensation, dans ce cas c'est les médias qui sont à blâmer et non les sondeurs la plupart du temps.
Il me semble, du moins chez Som, mais je présume que les autres grandes firmes fonctionnent de la même façon, que le plus de rigeur possible est mis dans l'élaboration du questionnaire pour qu'il soit neutre et que les répondants inaptent sont éliminés pour obtenir un résultat final de qualité.
Ce qui évidement n'empêche pas le commun des mortels de répondre n'importe quoi. Le sondeur ne peux tout de même pas savoir si la personne ment ou non, il s'agit, entre autre chose , d'une sorte de lien de confiance entre sondeur et population qui fait que le sondage est crédible ou non. Dans le cas de Som, Crop ou Léger et Léger la réputation de la boite n'est plus à faire de toute façon.
Dans le cas pésent l'échantillon est large donc les chances de mauvaises représentations sont plus minces, ceci dit elle reste possiblent mathématiquement.
Pour ce qui est de la première question du sondage elle y est pour la simple et bonne raison que le sondeur devait vouloir voir la connaisance générale des gens du concept de réforme.
On peux très bien ne pas être au courant qu'il y a une réforme scolaire à premier abord et réaliser au fur et à mesure du questionnaire que nous sommes contre la réforme parce qu'elle propose des choses commes des bulletins non chiffrés, le redoublage, etc.
Je pense pas qu'on puisse dire que parce que plusieurs répondants n'étais pas au courant de la réforme que celà invalide les résultats de la majorité du questionnaire. (Comment this)
- Elle vise à rendre les jeunes plus actifs dans le processus d'apprentissage.
- Elle vise à ce que les étudiants sachent mieux agir avec ce qu'ils savent.
- Elle privilégie un nombre de minutes plus important pour les matières de base et élimine certaines matières plus accessoires.
- Elle vise à ce qu'on fasse apprendre en tenant compte des différentes manières avec lesquelles un étudiant peut apprendre.
- Les programmes sont faits pour un cycle de deux ans pour permettre une meilleure chance de se reprendre quand ça ne fonctionne pas du premier coup.
Les questions de bulletins, du non-redoublement et de l'intégration en classe régulière des enfants en difficultés, sont des quantités négligeables de ce qu'est la réforme. Pensez-vous que les questions sur l'opportunité de rendre les étudiants plus actifs ou celle sur la pertinence de tenir compte davantage de leur rythme auraient provoqué un rejet de la réforme? Parce que les répondants au sondage ont une représentation à construire de la réforme, ils ont cru que la réforme c'était ce sur quoi on les questionnait. Si je n’aime pas les zucchinis, les fèves rouges et le navet et qu'on me demande si j'aime la soupe aux légumes, c'est bien possible que je réponde non si on ne me questionne que sur ces trois légumes (et que je ne sache pas avant d'être questionné ce qu'est une soupe aux légumes). Par contre, si on avait ajouté des questions sur les tomates, les carottes et le bouillon de poulet, peut-être que ma représentation de ce qu'est une soupe aux légumes aurait pu se construire à partir d'a priori plus positif...
On se comprend mieux? (Comment this)
Le sondage n'est pas arrangé. Ce sont les conclusions qu'on en tirent qui sont tordues. Désolé d'insisté ;-) (Comment this)
Je suis surpris de voir un directeur d'école trainer ici !!! Par curiosité, vous avez entendu parler du blogue de quelle façon ? (Comment this)