Propos méprisants
Les ministres Philippe Couillard et Michel Després, de même que le candidat Jean-claude l’Abbée, y sont allés, hier, d’attaques faciles et basses contre l’ADQ. Dans un mépris total pour ceux qui prennent le risque de se lancer dans l’arène politique et de remplir un service public, messieurs les ministres ont déclaré que « Mario Dumont était le chef et le seul candidat de l’ADQ pour les 125 circonscriptions du Québec.
Mais la palme de la plus grosse bourde du jour revient au candidat l’Abbée, qui a déclaré que « l’ADQ, c’est une seule personne et c’est Mario Dumont. Il n’y a personne d’autre dans ce parti-là. » Une belle façon de voir l’engagement politique de dizaines de candidats qui, suivant leurs convictions, décident de faire le saut en politique active. Un bel exemple de mépris d’une prétendue « vedette » qui croit qu’un candidat qui n’a jamais passé devant une caméra ou un micro, ou qui n’a pas dirigé une grosse entreprise, ne vaut rien.
Ce qui ne vaut rien, ce sont des attaques stupides et méprisantes comme celles de Pierre Arcand et Jean-Claude l’Abbée. Ce sont ces attitudes exécrables qui alimentent le cynisme envers la classe politique, nous faisant croire qu’elle est déconnectée du monde, et que pour devenir politicien il faut être de la haute classe. Pourtant, dans tous les partis, il y a de bons candidats locaux qui exercent diverses professions, et qui ont des compétences louables qu’ils désirent mettre à contribution. Cela est vrai pour l’ADQ, pour le PQ et pour le PLQ, et dire qu’il n’y a personne d’autre que ceux qu’on voit sous les projecteurs est réducteur et profondément insolent.
Ce qu’il faut voir à travers de telles déclarations, c’est que ces candidats malveillants n’attaquent pas leurs adversaires sur leurs idées, pour la simple et bonne raison qu’ils sont incapables de défendre des idées, qu’ils sont incapables de débattre sur des sujets de contenu. Comme quoi des « vedettes » ne sont pas toujours les meilleurs candidats, et ne méritent pas de représenter ceux qu’ils méprisent.
